#42 - Entretien avec Julien DESROSIERS


Avant de commencer cette saison en Ligue Magnus, nous avons rencontré un grand joueur du hockey français. Il joue en équipe de France, il est franco-canadien. Il est le meilleur pointeur de la Ligue Magnus de la saison 2014-2015 avec 47 points devant un certain Francis Charland (44 points).
Il a joué 10 ans chez les Dragons de Rouen, avec lesquels il a remporté tous les titres collectifs possibles et son palmarès est bien rempli : 6 fois champion de France, 2 fois vainqueur de la Coupe de France, 4 fois vainqueur de la Coupe de la Ligue et vainqueur de la Coupe Continentale. Son nom est tellement associé à ce club qu'aucun partisan girondin n'aurait pu rêver ou espérer le voir arriver en terre bordelaise. Pourtant il est bien là, à Mériadeck, et nous en sommes tous très heureux. Bienvenue à Julien DESROSIERS.

EB – Comment as-tu été contacté par le staff bordelais à la fin de la saison dernière ? Pour quelles raisons as-tu choisi de venir à Bordeaux ?
Julien - C'est moi qui ai pris contact avec Stephan (Tartari) parce qu'à Rouen c'était un peu long pour qu'ils se décident à savoir s'ils allaient faire une offre ou pas. On s'est rapidement entendu, et voilà ça s'est fait comme ça, très rapidement.
Pour des raisons familiales, je voulais venir à Bordeaux, j'ai suivi la finale de la Division 1 l'année dernière avec intérêt, et comme les avancées avec Rouen ne se faisaient pas, Bordeaux est le 1er club que j'ai contacté,

EB – Est-ce que vous vous êtes concertés avec tes 2 compères rouennais, Francis Charland et Jonathan Janil ? C'est une décision collégiale ?
Julien - Non pas du tout. Pour Francis, je ne savais pas du tout qu'il venait ici, cela a été une coïncidence. Par contre avec Jonathan, on s'est parlé beaucoup parce qu'on était en stage en équipe de France, et que c'était pareil pour lui, il était un peu dans la même situation que moi vis à vis de Rouen. C'était bien de se rassurer et de partir au championnat du monde l'esprit tranquille, on voulait régler cela avant de partir. Il n'y avait vraiment aucune certitude à Rouen. J'ai considéré qu'après 1 mois et demi sans contact ou sans avancée, j'étais libre de partir, et que je pouvais aller chercher ailleurs.

EB – Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui arrivent d'une autre planète ?
Julien - Julien DESROSIERS, n°42, j'ai joué 10 ans à Rouen, 2 ans à Tours et 1 an à Briançon. J'ai commencé ma carrière à Strasbourg. C'est ma 15ième année en France maintenant. J'ai fait un peu le tour : j'ai gagné plusieurs titres de champion de France à Rouen, plusieurs coupes de la Ligue et coupes de France aussi également. Je suis là pour essayer de faire monter le club de Bordeaux le plus haut possible et les aider à progresser rapidement parce qu'ils ont des objectifs à court et à moyen terme, d'être parmi les plus grands clubs en France.

EB – Le staff a-t-il fixé les objectifs de la saison ? Quels sont les tiens ?
Julien - Pour l'instant, on n'en pas vraiment parlé, mais bien évidemment on ne va pas se cacher qu'avec le recrutement qui a été fait, les objectifs sont quand même assez élevés. Il ne faut pas oublier qu'on est promu non plus. On a encore un peu de retard dans la préparation. Certains clubs ont commencé depuis une semaine, voire 2 semaines, et plusieurs même depuis presque un mois. On est là nous, depuis une semaine sur la glace. Hier (ndlr, le match de vendredi soir), c'était un accident. On va progresser.
Moi j'essaie de faire mon travail sur la glace au mieux. Je ne me suis pas fixé d'objectifs personnels. Comme je le disais, je suis là parce que j'ai une certaine expérience, pour aider tout le monde à progresser et à gagner le plus de matches possibles.

EB – Tu as marqué contre le Canada lors des derniers mondiaux en mai 2015. Ce but avait-il une saveur particulière ou est-ce un but parmi tant d'autres ?
Julien - C'est sur que ça fait toujours plaisir de marquer contre son pays d'origine. A ce moment là, c'est un but comme les autres, c'était un but très important, ça nous remettait de revenir dans le match. C'est plus après le match quand on y repense qu'on se dit « ouais j'ai marqué contre le Canada » mais sur le coup pas vraiment.

EB – On parle un peu des 2 matches contre Anglet ? Que s'est-il passé vendredi soir, surtout dans ce 3ième tiers ?
Julien - Je pense vraiment que c'est surtout un manque de forme physique. On est sur la glace depuis même pas une semaine. C'est difficile de faire un match comme ça. Il y avait la chaleur. La glace était très très molle aussi. Des automatismes qu'on n'a pas encore parce qu'on n'a pas eu assez de travail sur la glace.
Cette semaine on a une grosse semaine aussi. On a un gros tournoi qui va arriver donc ce sera vraiment le moment de se tester. Et même là il ne faudra pas paniquer parce que ce sont de grosses équipes du championnat français. On a encore beaucoup de travail à faire, le championnat commence dans un mois et on sera vraiment prêt à ce moment là.Aujourd'hui (ndlr, match de samedi soir), ça a mieux été. Je pense que tout le monde était conscient qu'hier on n'a peut-être pas fourni le meilleur des efforts et que ce n'était pas très difficile aujourd'hui d'augmenter le niveau d'un cran pour tout le monde : hier on était tellement mauvais qu'aujourd'hui on ne pouvait pas faire pire ! C'était facile de faire mieux aujourd'hui. Au niveau intensité, c'était beaucoup mieux aussi.

EB – Au petit déjeuner, avec tes croissants tu prends des pains au chocolat ou des chocolatines ?
Julien - Je suis plus croissants ... (ndlr, il esquive un peu la question là mais pour ceux qui voulaient le savoir, il sait que chez nous il faut dire des chocolatines!)

Merci Julien. On lui souhaite beaucoup de buts sous nos couleurs et encore bienvenue chez nous.

 

Vous pouvez réagir à cet entretien sur le forum ....

 

julien.desrosiers

Crédit photo : Jean-Marc Lestage.

 

 

 

ImprimerE-mail