Interview : François PAQUIN

Il a été nommé Assistant cette saison, et il reste un des joueurs préférés des supporters, le joueur qui se prête au jeu des questions de l'EB est François PAQUIN.

E.B. – Comment as-tu été nommé au poste d’Assistant ? Comment abordes-tu ce nouveau rôle dans le vestiaire et sur la glace ?
François – Ce sont les joueurs qui ont voté 1 par 1 dans le bureau de l’entraîneur. On a mis 2 capitaines, et 2 assistants. C’est l’entraîneur qui comptabilisait les résultats. Ce sont les noms de Jef qui est le 1er capitaine, et Larrieu qui est 2nd capitaine mais qui n’a pas de lettre sur son chandail qui sont sortis. Il y a Fred qui est sorti, et moi aussi. C’est une belle marque de confiance des joueurs. C’est intéressant. Personnellement, c’est une lettre sur un chandail, que je l’ai ou que je ne l’ai pas, je vais toujours essayer de motiver les gars, d’amener du positif, ça change pas grand-chose mais c’est plaisant.
En tant qu’assistant, on est un peu l’intermédiaire entre l’entraîneur et la chambre, si on a des messages à passer ou si lui aussi à des messages à passer. Ils passent par nous.

E.B. – Le mois d’Octobre a été difficile physiquement et moralement. Depuis les tribunes, on a eu l’impression de vous voir en perdition, désorganisés, fatigués, pressés que le match se termine, voire agacés comme à Reims. Que se passait-il dans l’équipe ? Et toi, comment as-tu vécu cette période ?
François – C’est sûr, on a eu une période un peu plus creuse. Moi je pense que ça a commencé après Toulouse en Coupe de France. On avait l’avance après les 2 tiers …
Avec l’entraîneur, on a eu beaucoup de difficultés, on a eu beaucoup de rencontres avec lui, il nous a parlés beaucoup. Depuis ce temps, je pense que ça va beaucoup mieux, on s’en est bien sorti.
Tu cherches toujours un moyen comment t’en sortir : travailler plus fort à l’entraînement, essayer de souder plus l’équipe. Comme vous êtes dites ici, la mayonnaise n’avait pas pris …. Pour gagner un match de hockey faut travailler, faut revenir aux bases et puis prendre du plaisir c’est important

E.B. – Heureusement depuis le début de Novembre, vous avez fait deux belles performances. Quel changement, c’est le jour et la nuit avec Octobre, c’est quoi la recette ?
François – Plus de boulot, et prendre conscience qu’on est une équipe, avec les changements de début de saison, il fallait le temps d’apprendre à se connaître. Et puis les joueurs sont plus conscients de leur rôle, des fois en début de saison c’est difficile à déterminer. Là tout le monde est conscient qu’on a une très belle équipe. Depuis que je suis ici c’est la meilleure équipe, qu’on n’est jamais eu. Après c’est bien d’avoir une belle équipe, mais il faut aller chercher des résultats
Continuer sur cette lancée jusqu’à Noël, pour finir fort avant la pause, surtout qu’on commence à ne plus avoir la glace : mercredi il n’y avait pas d’entraînement, jeudi et vendredi prochains non plus.

E.B. – Depuis Anglet, tu évolues plus comme un attaquant défensif que comme un défenseur offensif Wink, bref tu es passé attaquant. Comment a été prise cette décision ? Ça te plait ? C’est définitif ?
François – C’est l’entraineur en début de saison, on fait des petits matches à l’entrainement, il a remarqué que j’avais une certaine intuition offensive, que je me portais en avant. J’avais joué en attaque quand j’étais plus jeune. Il m’a demandé si ça me dérangerait des fois comme ça en remplacement d’aller à l’attaque, je lui dit que ça ne me dérangeait pas du tout. A Courbevoie déjà, j’avais joué en attaque, et puis j’étais revenu en défense. Et Horrut s’est blessé pour un bon moment, jusqu’en janvier. il m’a mis directement en attaque. Ça me plait, j’ai l’impression que je peux plus utiliser ma vitesse. Quand je suis derrière en défense, l’entraineur préfère que je reste plutôt que je monte, mais quand je suis attaquant je peux plus me porter vers l’avant. Et comme je suis défenseur, je redescends aider mes défenseurs plus facilement.
C’est sûr que si je dois faire un choix, je suis défenseur. Mais peu importe la place à laquelle je joue, je suis là où je peux aider l’équipe. Et même sur un match, ça ne me dérange pas même de commencer en attaque, puis de passer en défense. Je joue là où on a besoin de moi. Au final, je crois c’est une belle carte à jouer pour l’entraîneur, d’avoir un joueur qui peut jouer en défense et en attaque, ça peut être intéressant.

E.B. – Quels sont les objectifs de l’équipe cette année ?
François – Avec les dirigeants, on n’en parle pas beaucoup, et entre joueurs on a parle un petit peu. Et moi de ce que je vois des matches qu’on a joué jusqu’à maintenant, et de l’équipe qu’on a : les Playoffs, c’est sûr et certain, c’est le minimum. D’après moi, on a l’équipe pour finir dans le Top 4. Si je compare avec ma première année où on avait une belle équipe (ndlr ils avaient perdu en demi contre Neuilly), cette année l’équipe est meilleure, alors si on n’est pas dans le Top 4, ce sera un échec pour moi.

E.B. – Comment s’adaptent les joueurs aux nouvelles méthodes d’entraînement et au nouvel entraîneur ? Il est gentil M. FOKINE ? Grin
François – Avec moi oui  Grin. C’est sur que vu de l’extérieur il crie beaucoup. Mais il parle beaucoup avec les joueurs, c’est de mieux en mieux. C’est sûr qu’au début c’était un choc pour tout le monde, même pour moi. Ça faisait 2 ans que j’avais Stephan, là c’est Dimitri qui arrive, ce sont 2 méthodes complètement différentes. Au début c’était compliqué avec les joueurs, il y en a qui sont partis. Je trouve que c’est un très bon entraîneur, il sait ce qu’il fait, et puis il a coaché en Magnus et en Russie, il a un très bon parcours, faut juste lui faire confiance. Sa méthode a pu en choquer plusieurs, c’est particulier, ça pourrait être vu comme une vieille méthode, c’est crié, beaucoup de condition physique. Mais c’est aux joueurs de s’adapter. Pour certains qui ne sont pas professionnels, et qui ont un boulot ou des études à côté, ce n’est pas facile de concilier les deux. Mais depuis quelques temps il communique un peu plus, et c’est important pour les joueurs. Ça va mieux, et les bons résultats vont continuer

E.B. – Qu’as-tu pensé en voyant Martin Obuch debout sur la rambarde après son but contre Anglet ?
François – Ben ça m’a surpris  Grin mais en même temps il était tellement content, ça clouait le match. J’ai trouvé la célébration très originale. J’avais déjà vu des joueurs s’accrocher au plexiglace, mais monter sur la bande comme ça … tout le monde était content, lui aussi était très content, on s’en amuse beaucoup avec les joueurs vu qu’il y a eu des photos et des trucs comme ça. J’étais là « mais descends, descends, le match est pas gagné, reste 30 secondes ». C’était ben drole. On a eu ben du plaisir.

E.B. – Il semble malgré tout y avoir une bonne ambiance au sein du groupe. Qui classerais-tu comme pitres du vestiaire ?
François – Ce ne sera pas une surprise : M. PARADIS qui est toujours bien drole, il va toujours niaiser avec les gars, il donne pas sa place pour faire l’animation. Obuch, il ne parle pas beaucoup, mais il est très drole !! Il a un très bon sens de l’humour. Il parle pas un mot de français, et parfois avec plein d’étrangers comme ça on ne sait pas comment cela va se passer, mais là ça se passe bien dans le vestiaire, on a vraiment un bon groupe.

E.B. – Pourquoi le n° 55 ?
François – ma deuxième année en junior j’ai changé d’équipe, et on m’a donné une liste des numéros libres, et j’ai toujours aimé les chiffres double 55 – 77. Et j’ai toujours aimé le n°55 à cause de mon défenseur préféré en NHL : Sergueï GONTCHAR qui a joué à Pittsburgh.
J’ai gardé ce numéro 2 ans, et puis quand je suis arrivé à Bordeaux, Stephan m’a demandé si je voulais le garder. Comme j’avais fait 2 bonnes saisons avec, je l’ai gardé, et depuis ce temps je le mets partout, dans des adresses mails, dans des pseudos, etc.

E.B. – Si tu pouvais passer une journée avec 2 personnes que tu admires (vivantes ou décédées), qui choisirais-tu et pourquoi ?
François – Premièrement mon grand-père paternel, c’est un modèle, un exemple. Il est décédé depuis 3-4 ans. J’étais très proche de lui, j’allais le voir souvent, il a fait la guerre, il a eu un cancer. Il ne s’est jamais plaint, il a travaillé 19 ans consécutifs sans prendre de vacances. Je l’ai apporté avec moi ici, avec des photos, je les regarde toujours. Avant les matches je pense toujours à lui, je fais une petite prière, il me manque beaucoup.
Le deuxième, je n’ai pas le choix : Sydney CROSBY. C’est mon idole actuelle. C’est la personne que j’aime le plus dans le monde du hockey, par son talent, son travail, sa fougue. C’est l’image du hockey, de la NHL dans le monde. C’est quelqu’un que j’aimerais rencontrer en face à face.

E.B. – Ça intéresse probablement plus les filles que les garçons, mais ton changement de coupe de cheveux, c’est un pari perdu ?
François – Avec Thomas Paradis, un jour on a décidé que dans un mois on se rasait les cheveux.
Avec les cheveux longs, tu t’embêtes, faut les laver, tu ne sais pas comment te peigner. Je me suis dit si j’avais les cheveux courts, je serais bien. Pas de souci, je voulais juste trouver un acolyte pour le faire, et Tom n’a pas été difficile à convaincre Wink. Et puis ça repousse les cheveux !

E.B. – Sais-tu ce tu feras après le hockey ?
François – Il y a des domaines qui m’intéressent comme l’animation avec les enfants, en milieu sportif aussi, mais je n’ai pas encore pris de décisions. Je sais qu’à court ou moyen terme je vais retourner sur les bancs de l’école, et que je devrais le hockey de coté.

E.B. – Si vous gagnez à Brest, tu viens boire une bière avec les supporters présents ? Wink
François – C’est dans 2 semaines ? Ben oui ce serait pas mal, ça dépendra aussi de ce qu’on fait après le match, où on mange. C’est envisageable.

E.B. – As-tu quelque chose à ajouter ?
François – Un grand merci à vous l’Esprit Boxers : vous faites du bruit et vous nous suivez partout. Des fois ça se passe moins bien, vous êtes toujours là. On le voit chaque année encore, les meilleurs fans, c’est bordeaux qui les a. Un gros Big up pour la fin de la saison, on a besoin de vous. On apprécie tout ce que vous faites pour nous.

Merci François et Bon Match

 

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